Immersion

Tous les partenaires de l’école – le Pouvoir organisateur, le Conseil de participation, les équipes éducatives – souhaitent porter une attention toute particulière à la promotion des langues vivantes. Nous avons dès lors ajouté une heure de langue moderne I aussi bien en 1ère qu’en 2ème sous forme d’un atelier de conversation.

Nos professeurs de langues proposent de nombreuses activités pour sensibiliser nos élèves à l’usage de la langue de nos voisins.

Exemples : voyages, bourse des langues, échange épistolaire avec des classes partenaires néerlandophones, rencontres interécoles, etc.

Nous privilégions des groupes classe plus restreints pour favoriser la pratique de la communication orale.

Tables de conversation en néerlandais

Nous proposons, pour des élèves ayant fait leurs études primaires partiellement ou totalement en néerlandais, la possibilité d’entretenir leurs connaissances en participant à des tables de conversation animées par un professeur néerlandophone.

Immersion tardive: L’E.M.I.L.E. au Collège.

Apprendre une nouvelle langue

·      c’est ouvrir son esprit à de nouvelles cultures,

·      c’est agrandir les perspectives professionnelles,

·      c’est s’enrichir de la possibilité de converser avec nos voisins dans leur langue,
de se faire de nouveaux amis,

·      c’est former son esprit,

·      c’est en tout cas donner une nouvelle dimension à sa vision du monde et des autres.

Les raisons d’apprendre une langue étrangère sont donc nombreuses.

Depuis 2010, le DOA Cardinal Mercier propose un enseignement par immersion tardive.

Il nous parait d’emblée indispensable de définir les caractéristiques d’un tel enseignement, ce qu’il est et ce qu’il n’est pas, d’attirer l’attention des parents et de l’élève sur l’implication qu’un tel enseignement requiert, sur les écueils à éviter et sur tout le bénéfice qu’un jeune de 12 ans peut en retirer.

Nous partons du  niveau de néerlandais acquis en fin de 6e primaire pour amener progressivement l’élève à posséder un bon niveau de bilinguisme en fin de 6e humanités.

 

Comment cet enseignement est-il dispensé ?

L’EMILE fournit aux élèves la possibilité d’utiliser une langue étrangère dans un cadre naturel, de telle façon qu’ils oublient peu à peu la langue pour se concentrer uniquement sur l’objet de leur apprentissage. Par conséquent, pendant ce cours il y aura deux objectifs principaux :

·         l’un relié à la matière ou au thème étudié,

·         l’autre lié à la langue.

En d’autres termes, l’élève inscrit en 1re commune aura un cours d’étude du milieu (4 h/sem) dont le programme est identiquement le même que celui enseigné dans les autres classes. Ce cours sera exclusivement donné en néerlandais par un professeur néerlandophone.

Le cours de néerlandais (4 h/sem) permettra à l’élève de s’approprier rapidement la terminologie spécifique pour le cours d’étude du milieu afin de comprendre les explications de son professeur en néerlandais, de pouvoir analyser les documents en néerlandais, etc.

Une heure de conversation néerlandaise (1 h/sem) est ajoutée afin d’augmenter les capacités communicationnelles de l’élève dans la langue outil.

En fin d’année, l’élève sera évalué sur les mêmes compétences en étude du milieu que ses condisciples, mais en néerlandais.

Le cours de néerlandais fera l’objet d’une évaluation dans les 4 compétences : expression écrite, expression orale, compréhension à l’audition, compréhension à la lecture.

Autrement dit :

·         Les contenus renvoient à la fois, et sans qu’il soit possible de les distinguer, aux savoirs, savoir-faire et savoir-être de la discipline enseignée, à savoir l’étude du milieu,  et à ceux de la langue dans laquelle ils sont enseignés.

·         Pour la communication, il s’agit de développer les compétences communicatives de l’élève dans la langue cible et, pour ce faire, l’interaction est le maitre mot.

·         C’est le développement de ces interactions qui amène au progrès cognitif escompté par ce mode d’apprentissage. En effet, l’élève est en permanence invité à s’engager dans les tâches liées au processus de pensée, de construction de sens, d’autoévaluation, et, par-là, il est amené à développer de meilleures stratégies dans tous les domaines de l’apprentissage, en langues et pour toute autre matière.

·         Enfin, par les documents-supports, le contact avec le professeur natif et les échanges organisés, l’élève est appelé à approfondir une prise de conscience des différentes cultures rencontrées.

Mon enfant sera-t-il bilingue en fin de secondaire ?

L’EMILE permettra à l’enfant de se constituer d’excellentes bases pour un bilinguisme. Encore faut-il nuancer le degré de maitrise espéré.

Il aura une très bonne maitrise des compétences suivantes : compréhension à l’audition et compréhension à la lecture.

Il aura de bonnes bases en expression écrite et expression orale, mais le degré de maitrise dépendra de beaucoup de facteurs personnels : L’enfant est-il extraverti ? Complète-t-il ses acquis par des activités complémentaires ?

L’EMILE représente-t-il un surcroit de travail ?

Il est évident qu’au départ, l’élève doit relever un double défi à savoir s’approprier une matière nouvelle dans une langue nouvelle. Il sera efficacement encadré à l’école. Son enthousiasme et sa détermination lui donneront l’envie et l’énergie de fournir cet effort supplémentaire. Il est dès lors indispensable que le projet émane réellement de sa personne.

Quels sont les éléments favorisant la réussite d’un tel projet ?

La première condition pour que ce projet réussisse réside dans la motivation de l’élève. Celle-ci doit résulter d’une envie réelle de sa part à vouloir apprendre le néerlandais pour des raisons qui lui sont propres, mais qui auront fait l’objet d’une réflexion en famille. L’élève doit pouvoir s’engager en connaissance de cause en prenant plaisir dans cette démarche. Des activités proposées à l’école et surtout toute ouverture culturelle basée sur des échanges, des stimulations ludiques, la découverte des médias, d’une littérature en néerlandais adaptée à son âge… augmenteront son plaisir d’apprendre.

Y a-t-il des éléments qui peuvent compromettre la réussite du projet ?

Si votre enfant a rencontré des difficultés dans l’apprentissage du français dans son parcours antérieur, la prudence est de mise. La dyslexie peut rendre l’expression écrite plus problématique.

Et si l’élève rencontre des difficultés en cours de route ?

L’équipe des professeurs sera particulièrement attentive à diagnostiquer les difficultés rencontrées et d’imaginer dans la structure de remédiation du Collège celle qui convient le mieux : aides dans les matières ou en méthode.

Si la nature des difficultés est telle que la certification de fin de degré puisse être remise en question, il est possible d’intégrer une filière ordinaire moyennant un accompagnement adapté. II nous parait néanmoins particulièrement important de mesurer avec réalisme la motivation avant de s’engager dans l’EMILE.

Comment se passe l’évaluation en étude du milieu ?

L’évaluation doit être gérée en fonction des deux objectifs qui s’articulent dans les cours en immersion : l’acquisition des compétences de l’étude du milieu et du néerlandais. La certification est donnée sur base des mêmes référentiels d’acquisition de compétences que pour les élèves qui ne sont pas en immersion. Les évaluations des disciplines faisant l’objet d’un apprentissage par immersion se font dans la langue de l’immersion, y compris celles à caractère certificatif au terme d’un degré. Néanmoins, comme les élèves en immersion seront soumis aux épreuves externes certificatives en langue française, l’école doit veiller à ce que les élèves en immersion maitrisent le vocabulaire spécifique nécessaire pour y participer.

Choix de l’activité complémentaire

En choisissant l’immersion linguistique en 1re année, les activités complémentaires sont soit le LATIN soit les SCIENCES (l’activité complémentaire « SPORTS » n’est donc pas accessible).

A partir de la 3e, en Humanités, l’immersion peut se combiner avec la majorité des options proposées.